Une équipe CMR de l'Avesnois plaide pour la bio, les petits agriculteurs et une autre façon de travailler

Le dialogue est la meilleure façon d'avancer, de négocier. Le CMR regroupe des agriculteurs de différentes tendance, de différents syndicats... Voici une plaidoirie pour une agriculture moins intensive et plus respectueuse de la nature.

Equipe CMR de l’Avesnois

En équipe nous avons pris connaissance de l'écrit : « Agriculture et Société, Appel à l'écoute et au respect ». Nous pensons que certains aspects de la situation agricole n'ont pas été abordés et qui pourtant à nos yeux sont importants pour l'avenir de l'agriculture et pour la relation agriculteurs-société

la remise en cause du système dominant de l'agriculture intensive, raisonnée, industrielle qui provoquent de nombreux dégâts humains et écologiques : disparition de nombreuses fermes, moins de biodiversité, des sols stériles, le retournement des prairies naturelles, l'arrachage des haies...

l'endettement des jeunes : n'est-il pas dû en partie à la surenchère du prix des terres agricoles si achat et à l'acceptation par la profession de la pratique des « pas de porte » élevés.

Une répartition plus équitable des aides PAC, elles devraient être basées sur le nombre de travailleurs et non sur la surface, cela limiterait la cause de l'agrandissement pour capter les subventions et favoriserait moins l'industrialisation des systèmes agricoles.

Nous ne pouvons pas omettre de prendre en compte la souveraineté alimentaire pour nous et dans les pays du sud

D'autres pratiques existent basées sur l'agriculture paysanne. Elles recherchent l'autonomie, le respect de l'environnement, le maintien de la biodiversité, la qualité des produits. Elles permettent à des structures à taille humaine de se maintenir et de se transmettre. Nous constatons que des jeunes désirent s'installer sur des petites surfaces et développent la vente directe par le système d'AMAP, en organisant des marchés locaux, de la vente à la ferme...

  • Quelle place acceptons-nous de leur laisser ?
  • Que faisons-nous pour leur permettre d'avoir accès à la terre ?
  • Les accueillons-nous comme paysans à part entière ?
  • Prenons nous en considération leur façon de concevoir le métier ?

Pierre Descamp, Noel (+) et Odile Bonamy, Patrick et Marie-Pierre Dupont, Chantal et Jean-Pierre Cornée

 

 

Article publié par cmr • Publié le Samedi 06 juin 2020 • 260 visites

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